Partie 1 : Agrandir une partition système sans perte de données
Je viens de faire l’expérience d’un agrandissement d’une partition système et cela sans perte de données. Je voudrais d’une part vous faire partager la manipulation et d’une autre coté me faire un mémo de cette aventure.
Aventure, oui puisque c’était pour moi la première fois que j’effectuais cette manipulation. En effet, il m’est souvent arrivé de réduire une partition système à l’aide de l’utilitaire de Windows Vista ou d’un logiciel tiers comme Partion Magic mais pouvoir agrandir une partition c’est quelque chose que n’offre pas ces logiciels. Alors comment faire ? Après quelques heures de recherche, j’ai trouvé la solution que je vous présente ici. Suivez le guide !
Avant de commencer, je vais vous faire un point précis sur mon objectif.
J’ai un disque segmenté en deux partitions comme ceci :

Et je voudrais, suite à de nombreuse mise à jour de Windows (merci ‘crosoft !) prendre de l’espace de ma partition DATA pour augmenter ma partition SYSTEM. Ce qui donnera schématiquement le résultat suivant :

Le système sur lequel j’ai travaillé est un Windows Server 2003. Le système de fichier est NTFS.
Bien entendu, inutile de vous faire la morale en disant qu’avant toute modification il faut faire une backup du système fonctionnel…
Pour cette manipulation, j’ai utilisé différents outils dont voici la liste :
- un disque externe USB avec un espace libre supérieur à votre partition système. Veuillez à être sur d’être en USB 2.0 sinon prévoyez beaucoup de patience…
- deux CD vierges où l’un sera graver Gparted Live CD et l’autre Clonezilla (des renseignements sur ces outils sont disponibles sur les sites officiels des distributions)
1 – Création de l’image de votre partition SYSTEM dans un fichier
La première étape consiste à créer une image de la partition système. Cette procédure permet d’avoir un clone de votre partition dans un fichier. Le logiciel Symantec Ghost est certainement l’un des plus connu dans ce domaine, mais depuis un petit moment déjà, il n’est plus seul sur le marché. De part sa licence payant, des concurrents gratuits et libre ont fait leur apparition, ce qui est tout à notre avantage !!
Tout d’abord, booter sur le CD Clonezilla pour arriver sur l’interface graphique du logiciel. Contrairement à ce que vous pouvez penser de la beauté de l’interface graphique de Clonezilla, ne douter pas de la puissance du logiciel. Une fois le boot finalisé, suivez les étapes suivantes pour commencer la création de votre image. Vous pouvez brancher dès maintenant votre disque dur externe USB.
Je passe bien entendu sur cette étape du choix de la langue puisque vous allez logiquement choisir « Français », pas besoin d’explication supplémentaire !
Laisser le codage par défaut de votre clavier. Il sera normalement en AZERTY comme d’habitude.
Deux choix se proposent à vous : soit utiliser Clonezilla avec l’interface graphique, soit en ligne de commande. Ne connaissant pas du tout les lignes de commande Clonezilla, je préfère évoluer avec l’interface graphique. Si vous faites de même, sélectionner la première ligne :
Choisir ici ce que nous allons faire exactement. Deux possibilités :
- device-image : permet de copier un disque ou une partition vers ou depuis un image
- device-device : permet de faire du clonage de disque à disque ou de partition à partition
Pour notre exemple, sélectionner « device-image« .
Pour copier directement l’image sur le disque dur externe USB, sélectionner la première ligne. D’autre fonction sont disponibles comme la possibilité d’envoyer l’image via SSH, SAMBA ou encore NFS. Sélectionnez dans ce cas votre destination. J’ai utilisé la première option.
Une recherche des périphériques sera alors effectuée. Appuyer sur Entrée pour la lancer.
Dans une autre boite de dialogue, sélectionner le disque dur externe USB et donner le répertoire parent pour la destination de l’image.
Saisissiez ici un nom pour l’image. Par défaut, la date sera le nom du dossier.
Votre dossier de destination étant maintenant sélectionné, nous allons maintenant savoir ce que l’on va cloner.
Grâce à cette boite de dialogue, voici les différentes options qui nous sont proposées :
- savedisk : sauvegarde un disque entier
- restoredisk : restaure un disque entier
- saveparts : sauvegarde une partition d’un disque
- restoreparts : restaure une partition sur un disque.
Pour ma part, il me fallait juste sauvegarder la partition SYSTEM, c’est pourquoi j’ai choisi l’option « saveparts » de la ligne 3.
Sélectionner ensuite la partitions que vous souhaitez sauvegarder dans le fichier image.
Note : la capture d’écran ci-dessous ne correspond pas exactement à ce que vous devriez avoir, en effet, si vous avez sélectionné précédemment saveparts, vous devriez avoir la liste des différentes partitions du/des disque(s) dur installé sur votre machine. Je n’ai pas réussi à faire une capture d’écran de cette manipulation c’est pourquoi celle-ci dessous correspond à l’option « savedisk »
Votre partition étant maintenant sélectionnée, nous allons choisir les options du fichier image.
La première option définit le système de clonage utilisé. J’avouerai que je n’ai pas effectué de nombreuse recherche pour déterminer quel est le meilleur système de clonage mais après deux expérimentations, je vous conseille vivement de toujours utiliser « Partimage ».
Pour plus d’information sur ma deuxième tentative avec « ntdsclone« , veuillez-vous reporter au troubleshooting.
Note : Pourquoi avoir utiliser Clonezilla pour effectuer une image de type Partimage ? D’autre live CD comme PING existe et font uniquement des images Partimage ?
Tout simplement parce que je n’avais rien d’autre sous le coude. Je vous rappelle que ce tuto est l’œuvre d’une expérience réelle et que je n’avais qu’avec moi les deux outils Clonezilla et Gparted donc j’ai dû faire avec les moyens du bord !
Sélectionner ici vos options. Comme ci bien écrit, « si vous ne savez pas quoi sélectionner, conserver les valeurs par défaut : ne changez RIEN » => faite exactement cela !!!
Un choix de compression du fichier image vous est demandé. Comme vous pouvez le remarquer, Clonezilla est vraiment explicite. Choisissez donc le niveau de compression que vous souhaitez. Personnellement, ayant un disque dur externe USB de grande capacité et n’ayant peu de temps, le mode sans compression me correspond totalement.
Choisissez ici le découpage de votre fichier image. Si vous voulez que votre fichier soit découpé tout les X Go, entrer la valeur de X. (Par exemple, pour pouvoir graver l’image sur un DVD, entrer la valeur de 4 700 000) Si vous ne souhaitez pas de découpage, entrer la valeur 0.
Enfin, pour finir les options avancés, choisissez l’action qu’aura votre ordinateur une fois l’image terminée. Pour ma part, j’aime bien redémarré une fois que tout est fini. C’est pratique et ça ne coûte rien !
Le clonage peut finalement commencer. Appuyer sur « Entrée » pour lancer la commande de clonage.
En USB 2.0 et avec un disque externe USB Verbatim 320 Go, pour cloner 12 Go, j’ai environ patienté plus ou moins 9 min.
Concernant la partition DATA (et oui, il ne faut pas l’oublier !), j’ai tout simplement copier/coller son contenu vers mon disque dur externe à l’aide d’un Terminal ou tout simplement en utilisant le système Windows 2003 encore présent sur le serveur. Sur cette partition et comme son nom l’indique, seulement des fichiers de données sont présents, donc rien à effectuer à part un bon vieux copier/coller vers une source sûre.
=>> La semaine prochaine : Partie 2 – Partitionnement du disque
=>> Accéder à la partie 2
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